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Nous poursuivons notre petite enquête autour des techniques de marketing éditoriales (cf: l'article sur le Putpocket). Évidemment, nous ne sommes pas les seuls ni les premiers à nous y intéresser. La quatrième université d’été de la Bande-dessinée, qui se tenait du 5 au 7 juillet dernier, était justement consacrée aux questions de business, de cross-média, de trans-média, de média global et autres affaires de gros sous. Pour séduire des lecteurs rompus aux usages du numérique, d'Internet et de la vidéo, les éditeurs doivent désormais créer des sites dédiés et des Book Trailers (bandes annonces de livres).
Si les socialistes ont perdu le monopole du cœur, il y a quarante ans, ils sont bien décidés à régner maintenant sur l'esprit. Et tandis que le locataire de l'Élysée se concentre sur ses préoccupations bling-bling, l'opposition cultive les belles lettres. Aussi, après vous avoir parlé du club de lecture des milliardaires, de celui de leurs épouses puis de Barack Obama, je vous invite à consulter la liste des cadres du Parti Socialiste, présentée à l'Université d'été de La Rochelle, le week-end dernier.
Comme 50% des gens, je ne sais pas quel livre je vais acheter quand j'entre dans une librairie. Je slalome entre les tables réservées aux bestsellers et aux nouveautés, je fouine dans les rayons, je repère un roman dont j'ai entendu parler, etc. Il y a évidemment quelques valeurs sûres parmi les éditeurs et j'ai, comme tout un chacun, mes auteurs fétiches. Je ne dédaigne pas pour autant la prise de risques et parfois je me laisse influencer par la couverture (illustration, résumé ou commentaires en quatrième de couverture). Une photo un peu floue de la Venise du nord, un entrefilet alléchant du Figaro Magazine et le roman de Pieter Aspe, « le Simenon flamand, qui fait souffler un vent comique et iconoclaste au pays du roman policier. » est dans mon sac.
Lockhart Flawse est orphelin et néanmoins bâtard. Sa mère est morte en couche, son père est un inconnu. Lockhart Flawse va donc être élevé par son grand-père, un irascible et avare conservateur, nostalgique du grand empire britannique. Il traite son petit fils avec cruauté (s'il n'a pas de père, c'est donc un bâtard) dans les plus purs principes de l'éducation victorienne du XIXème siècle. Tous les ingrédients d'un mélo pathétique sont réunis, Tom Sharpe entre en action...
Dans l'une des dernières entrées du Citathon, en évoquant Howard Zinn, j'ai repensé à un essai historique de l'écrivain et journaliste uruguayen, Eduardo Galeano, Mémoire du feu, que j'avais commencé à lire il y a quelques années.
Deux travailleurs clandestins, une chinoise, un camion-citerne pour la vidange des fosses septiques, un dirigeant d'entreprise, un match de base-ball, un message secret,, un homme dans un jardin, un père mourant, un financier américain et sa jeune épouse, un policier, un détraqué irlandais, quelques mafieux, un chinois et ses hommes de main, des financiers. Voilà, tous les ingrédients qui forment le thriller de Colin Harrison. Une histoire compliquée en apparence...
En France, nous avons des politiciens qui écrivent des essais et des romans (de Malraux à Jean-Louis Debré, en passant par Jack Lang). On se souvient des polémiques qui ont suivi la parution de La princesse et le président de Valéry Giscard d'Estaing ou La mauvaise vie de Frédéric Mitterrand. Les Américains, eux, ont Barack Obama, auteur des Rêves de mon père et de L'audace d'espérer. Le 44e président américain est également un lecteur assidu qui, d'un commentaire élogieux, peut faire envoler les ventes d'un livre tel que Netherland de Joseph O'Neill. Chaque année, les porte-paroles de la Maison Blanche, chargés d'entretenir l'image du président, délivrent la liste de ses lectures estivales.
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