©
Une humeur à partager, une passion, une nouvelle, une critique ou simplement envie d'écrire ?

James Patterson, écrivain ou marque de franchise ?

James Patterson, publie en moyenne 9 livres par an, qui sont traduits dans 38 langues. Bien que cette petite entreprise lui rapporte déjà 60 millions de dollars par an, l'auteur de romans policiers envisage de se diversifier en recrutant, non plus de simples "co-auteurs", mais des écrivains associés afin de créer une sorte de franchise internationale. Ainsi, au lieu de faire l'objet d'une banale traduction, les différents épisodes de sa nouvelle série seront déclinés en plusieurs versions.

Le personnage principal, un ancien agent de la CIA, dirige une agence internationale de détectives. Dans le premier volume, intitulé Private (Privé) et paru aux États-Unis le 28 juin dernier, Jack Morgan, le héros, traque le meurtrier de son ancienne maîtresse. Une seconde version de l'histoire, Private London, devrait sortir au printemps 2011. C'est l'écrivain britannique, Mark Pearson, qui s'y colle. Selon Monsieur Patterson, des Private Rome, Private Australia et Private Amsterdam seraient également en cours d'écriture. Les auteurs anglais, italien, australien et hollandais vont donc s'attacher à adapter le scénario initial au décor et au système judiciaire local. Ces produits dérivés seront d'abord lancés dans leurs pays d'origine puis traduits pour le marché américain.

Par ailleurs, James Patterson, qui ne laisse jamais passer une opportunité de se développer, publiera en Août prochain un roman écrit à quatre mains avec la suédoise Liza Marklund. Il explique que cette collaboration intercontinentale est née, en 2008, de la constatation d'un engouement grandissant de ses concitoyens pour les polars scandinaves. Le but était de faire équipe avec un auteur de best-sellers européen avant que les éditeurs américains ne se mettent en quête d'un nouveau Stieg Larsson. Postcards Killer, qui ne fait pas partie du projet Private, met en scène un duo composé d'un agent du NYPD (New-York Police Department) et d'une journaliste suédoise. Ces personnages suivent la piste d'un serial killer qui les conduit de l'autre coté de l'Atlantique. Le livre paraîtra en Europe en Janvier 2011.

Les héros de James Patterson ne sont pas les premiers à partager leurs services. On sait, par exemple, que James Bond a survécu à son créateur, Ian Fleming, grâce aux interventions de Kingsley Amis, John Gardner, Raymond Benson, ou Sebastian Faulks. En France, les éditions Baleine ont publié les aventures de Gabriel Lecouvreur dit Le Poulpe, dont chaque épisode est écrit par un auteur différent. On peut néanmoins difficilement comparer les maîtres du roman noir français ( Jean-Bernard Pouy, Patrick Raynal, Didier Daeninckx Jean-Jacques Reboux...) à une usine à gaz comme James Patterson.

Source: The Wall Street Journal

Références
Lien à insérer

Si vous citez cet article sur un site, un blog, un forum ou autre contenu web, utilisez l'adresse ci-dessous. Après validation par un administrateur, votre site apparaîtra ci-dessous comme référence.

Ils commentent à distance !

Pour l'heure, personne ne commente sur un autre site web.

Suggestion de mots-clefs : écrivain paterson ; ecrivan paterson ; paterson écrivain ;
Discussions
Pas d'avis pour “James Patterson, écrivain ou marque de franchise ?”
Participer à la discussion (Via le forum)

Vous devez être identifiés pour poster un avis



Mot de passe oublié