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Hollywood 1910 – Stefan & Laurent Astier

S'inspirant des mémoires de l'actrice américaine Lillian Gish (1893-1993), Mr. Griffith, le cinéma et moi (Ed Robert Laffont, 1987), les auteurs de cette bande dessinée nous content l'histoire de la naissance d'Hollywood, depuis la création du ranch des Hartell sur les contreforts de la passe de Cahuenga à l'ouest de Los Angeles, le développement du village autour de Prospect Avenue (aujourd'hui Hollywood Boulevard), le tournage du premier film muet hollywoodien et la fondation du studio de cinéma de la Centaur Film Company.

Nous sommes en 1910. Le peintre français Paul de Longpré (1855-1911) et sa fille cadette, Rose, profitent tranquillement de leur magnifique jardin floral lorsqu'une troupe d'acteurs de cinéma débarquent soudainement de la station de bus située à proximité et vient troubler la tranquillité du lieu. Mais le marquis est un artiste et leur pardonne volontiers d'avoir interrompu la leçon de poésie de la fillette. Il les accueille même chaleureusement, leur proposant le gîte et le couvert pour toute la durée du tournage. Ces nouveaux venus arrivent tout droit de Los Angeles. Il s'agit de la troupe de la Biograph Company, dirigée par le réalisateur David Wark Griffith (1875-1948) et composée des comédiens Blanche Sweet (1896-1986), Lillian Gish, Mary Pickford (1892-1979), Lionel Barrymore (1878-1954) et Mack Sennett (1880-1960).
Rose de Longpré, qui est une petite fille très curieuse et une incorrigible bavarde, obtient l'autorisation d'assister au tournage. Les pauvres cinéastes sont harcelés de questions, auxquelles ils tentent néanmoins de répondre avec une patience proche de l'abnégation. La séance est brusquement interrompue par l'irruption pétaradante de trois chasseurs de prime employés par la Motion Picture Patents Company. Heureusement ces bras cassés sont rapidement mis hors d'état de nuire et le tournage reprend sous le regard admiratif de Rose.

Cette BD, dont la première ambition était pédagogique, est en effet assez instructive et surtout très distrayante. Les personnages ne sont pas présentés comme des figures historiques sans âme et les faits qui nous sont narrés sont ponctués de gags. Les nuances des planches, alternant entre sepia et couleurs, ainsi que le trait expressif des dessins servent aussi bien le propos que l'approche humoristique de l'histoire. A la fin de l'ouvrage, il y a une petite annexe biographique qui permet de situer les différents protagonistes.

Hollywood 1910: Mister Griffith de Stefan & Laurent Astier, Treize étrange (mai 2011), 96 pages

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