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Le portrait du mal – Graham Masterton

Je profite de l'initiative de Bragelonne qui réédite, dans sa collection de poche (Milady), une partie des œuvres de Graham Masterton. Après Le diable en gris (juin 2008), Démences (janvier 2009) et Rituel de chair (août 2009), l'éditeur vient de publier Manitou (janvier 2010) et Le portrait du mal (avril 2010). Néanmoins, les lecteurs assidus ou impatients peuvent se procurer d'autres titres en grand format comme Wendigo et La Cinquième sorcière qui sont parus récemment.

Le portrait du mal a été publié en France, il y a une dizaine d'années et récompensé par le Prix Julia Verlanger en 1988. Ce roman s'inspire du Portrait de Dorian Gray, le chef d'œuvre d'Oscar Wilde, auquel Graham Masterton fait référence à de nombreuses reprises. Toutefois, l'écrivain écossais ne raconte pas ici l'histoire d'un seul individu (obsédé par la jeunesse et la beauté), mais celle de 12 membres d'une même famille: les Gray. Ces aristocrates du Connecticut ont été immortalisés, à la fin du 19ème siècle, dans un tableau de Walter Waldegrave. Le portrait, qui se dégrade au fil du temps (tandis que les Gray conserve la même apparence), est entre les mains de Vincent Pearson, le propriétaire d'une galerie New-Yorkaise. Il lui a été légué par son arrière grand-père, avec la promesse de ne jamais s'en dessaisir ni le détruire. Pearson ignore évidemment que le destin de la famille Gray est liée au Waldergrave. De même, ne sait-il pas encore que les macabres évènements qui bouleversent sa vie, en cette veille de fêtes de Noël, ont un rapport étroit avec son énigmatique héritage.

Personnellement, je suis assez friande des romans d'horreur, en général, et de la littérature gothique en particuliers. Je ne pense donc pas être une âme sensible mais je dois dire que Masterton a concocté quelques scènes sacrément gores. Dans ce Portrait du mal, il revisite également les thématiques du genre, à savoir le château labyrinthique, la femme fatale (en la personne de Cordelia Gray alias Sibyl Vane), le pacte diabolique et la décadence fin de siècle. Cela n'exclut pas quelques brins d'humour, qui sont la marque de fabrique de l'auteur.

Titre: Le portrait du mal
Version originale: Family Portrait
Auteur: Graham Masterton
Editeur: Milady
Parution: Avril 2010 (Réédition)
Pages: 477

Références
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3 avis pour “Le portrait du mal – Graham Masterton”
  1. Graham Masterton, j'aurais juré avoir déjà lu des livres de lui mais en parcourant sa bibliographie, je ne reconnais aucun de ses livres, une erreur que je vais devoir réparer  A table

    Par Kao Bang | mardi 1 juin, 09:11
  2. C'est bizarre mais ce nom, Graham Masterton, cela me rappèle quelque chose, mais je ne sais pas quoi hum  (en tout cas il ne s'agit pas du même Masterton, c'est certain Clin d'oeil )

    Par Tekiro | mardi 1 juin, 16:20
  3. Graham Masterton n'est pas Masterton.

    Juste en conseil de lecture pour Graham Masterton:
    Le jour J du jugement
    Djinn
    Le rituel de chair

    Ils sont difficilement "trouvables", mais dans les magasins d'occasion on en voit.
    Plus facilement trouvable dans toutes les bonnes crémeries:
    La trilogie du Manitou
    Les guerriers de la nuit

    Par Michey | jeudi 3 juin, 07:52
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