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Les Contemplations - Victor Hugo


Œuvre majeure de Victor Hugo (1802-1885) « Les Contemplations » est un recueil de poésie de Victor Hugo. 158 poèmes pour la plupart écrits entre 1846 et 1855 (mais les plus anciens datent de 1830), ils sont publiés en 1856. Le recueil présente deux parties distinctes de chacune trois livres, soit six livres au total.

Ce recueil est aussi un hommage à sa fille Léopoldine morte, noyée dans la Seine, le 4 septembre 1843 à Villequier. Cet ouvrage est essentiellement un ouvrage du souvenir, mais aussi de l’amour et de la mort.


Autrefois (1830 - 1843)

I. Aurore : Livre de la jeunesse de l’auteur, souvenirs de collège du poète, premiers émois et joutes littéraires.

II. L'âme en fleur : Livre des amours.

III. Les luttes et les rêves : Livre du début de la vision sociale du monde.


Aujourd'hui (1843 - 1855)


IV. Pauca Meae : Livre du deuil après le décès de Léopoldine

V. En marche : Livre du rebond, des nouvelles raisons de vivre.

VI. Au bord de l'infini : Livre des certitudes, de la victoire de l'espérance sur l’angoisse.



L’un des poèmes les plus connus est sans aucun doute le 14ème du livre IV

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne (3 septembre 1847)

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.



Mais celui qui m’émeut peut-être le plus car prémonitoire est le 15ème du livre III datant de mai 1843, soit quelques mois avant la mort de Léopoldine.


Épitaphe (mai 1843)

Il vivait, il jouait, riante créature.
Que te sert d'avoir pris cet enfant, ô nature?
N'as-tu pas les oiseaux peints de mille couleurs,
Les astres, les grands bois, le ciel bleu, l'onde amère?
Que te sert d'avoir pris cet enfant à sa mère,
Et de l'avoir caché sous des touffes de fleurs?

Pour cet enfant de plus tu n'es pas plus peuplée,
Tu n'es pas plus joyeuse, ô nature étoilée!
Et le coeur de la mère en proie à tant de soins,
Ce coeur où toute joie engendre une torture,
Cet abîme aussi grand que toi-même, ô nature,
Est vide et désolé pour cet enfant de moins!






«Tekiro

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